‘tempête après tempête’ est une exploration des corps – au sens large – qui constituent le paysage de la préfecture de Fukushima au Japon à travers des gros plans d’habitants, des morceaux de terre éparpillés, des détails de paysages marins, des éléments mouvants de la nature tels que des insectes, des humains, et des algues. La tempête est un espace de bouleversement à échelle de l’intime ou du paysage, et la déconstruction ne provoque pas seulement l’anéantissement, elle devient aussi l’occasion pour de nouvelles formes de vie d’émerger. Le paysage et le portrait fragmenté par la photographie puis recomposé par leur juxtaposition parlent de déchirure et de rémission : la rupture rendue visible, à la manière d’un kintsugi (technique de réparation de porcelaine ou céramique brisée où les ruptures sont soulignées de poudre d’or, l’objet y gagnant en valeur) et met en valeur la fragilité et la faille devenues constitutives et étant à l’origine d’une réinvention et d’une reconstruction fertile.
Avec une lecture de Virginie Huet, librement inspiré des témoignages de Keiko, Natsumi, Hayato, Hitoshi, Junka, Hisashi et Asami, recueillis par l’artiste.
delpire & co présente un nouvel accrochage à la galerie, avec des pièces d’artistes autour de leurs publications récentes : Rebekka Deubner , Pauline Hisbacq (Songs For Women and Birds) et Jean-Vincent Simonet (Waterworks)